Pacemaker : les 5 questions que tout le monde se pose
Le pacemaker, aussi appelé stimulateur cardiaque ou parfois “pile au cœur”, est un dispositif médical implantable utilisé lorsque le rythme du cœur est trop lent ou insuffisamment régulier. Il aide à maintenir une fréquence cardiaque adaptée lorsque le système électrique naturel ne fonctionne plus correctement.
La pose d’un pacemaker soulève souvent de nombreuses questions. Peut-on vivre normalement avec un pacemaker ? Existe-t-il des interdits au quotidien ? Peut-on faire une crise cardiaque avec un pacemaker ? Y a-t-il un âge limite pour en bénéficier ? Ces interrogations sont fréquentes, en particulier chez les personnes âgées ou chez les patients récemment orientés vers un rythmologue.
Y a-t-il un âge limite pour poser un pacemaker ?
Il n’existe pas d’âge limite strict pour poser un pacemaker. La décision dépend surtout du trouble du rythme, des symptômes, de l’état général du patient et du bénéfice attendu au quotidien.
Les bradycardies, c’est-à-dire les rythmes cardiaques trop lents, concernent plus souvent les personnes âgées. C’est pourquoi la pose d’un pacemaker est fréquente après 70, 80 ou même 90 ans.
Un pacemaker peut aussi être proposé à des patients plus jeunes, et plus rarement à des enfants, notamment en cas de maladie congénitale du rythme cardiaque.
Peut-on faire une crise cardiaque avec un pacemaker ?
Oui, il est possible de faire une crise cardiaque avec un pacemaker. Le pacemaker agit principalement sur le rythme cardiaque, et il ne protège pas directement contre l’infarctus du myocarde, qui est le plus souvent lié à une obstruction d’une artère coronaire.
Cette distinction est importante. Un pacemaker aide le cœur à maintenir une fréquence adaptée, mais il ne traite pas les maladies des artères du cœur. Une personne porteuse d’un pacemaker peut donc présenter une douleur thoracique, un essoufflement brutal, un malaise ou des symptômes évocateurs d’une crise cardiaque.
En cas de douleur dans la poitrine, de gêne thoracique inhabituelle, de malaise, de sueurs, d’essoufflement important ou de douleur irradiant vers le bras, la mâchoire ou le dos, une évaluation médicale urgente est nécessaire.
Le pacemaker reste toutefois un dispositif essentiel lorsqu’il est indiqué. Son rôle doit donc être bien compris : il soutient le rythme du cœur, mais ne remplace pas la prévention ni le suivi cardiologique global.
Qu’est-ce qui est interdit avec un pacemaker ?
Avoir un pacemaker ne signifie pas qu’il faut renoncer à une vie normale. Dans la majorité des cas, les patients peuvent reprendre leurs activités habituelles après la période de cicatrisation, y compris marcher, voyager, nager, avoir une activité physique adaptée et une vie sexuelle normale.
Les principales précautions concernent surtout les premières semaines. Il est généralement recommandé d’éviter les mouvements trop amples du bras du côté implanté, les efforts importants et les gestes qui pourraient tirer sur les sondes. L’objectif est de limiter le risque de déplacement du matériel ou d’hématome au niveau de la loge du boîtier.
À distance de l’intervention, les interdits sont peu nombreux. Certaines situations rares nécessitent toutefois un avis médical ou des précautions particulières, les champs électromagnétiques puissants et certains actes médicaux. Les consignes doivent être adaptées au modèle de pacemaker, au type de sondes et aux recommandations données par le rythmologue.
En pratique, les consignes doivent toujours être adaptées au modèle de pacemaker, au type de sondes, à la situation médicale du patient et aux recommandations données lors du suivi en rythmologie.
Beaucoup de personnes très âgées nous posent cette question. Le pacemaker n’empêche bien entendu pas de mourir car le coeur s’arrêtera malgré tout de se contracter tôt ou tard.
En fait, la question dans cette population très âgées et fragile est : quel est l’objectif de poser un stimulateur cardiaque ? La raison principale est d’améliorer la qualité de vie du patient : être moins essoufflé ou ne plus faire de malaises. Aussi, un des objectifs est d’être moins hospitalisé.
Tout le monde va le voir que j’ai une pile?
Implanté dans la région sous-claviculaire droite ou gauche, l’incision ne fait que 4-5cm. Ainsi, en fonction des type de peau, de la qualité de la suture et de la mise à l’abri du soleil la première année, le résultat esthétique est généralement excellent !
Par ailleurs, grâce aux progrès techniques, les boitiers de pacemaker sont désormais de plus en plus petits. Par exemple ceux de la marque Microport qui s’en est fait une spécialité. 
Mon voisin en a un aussi, il n’a pas le droit de faire d’IRM
En effet, il s’agissait d’une contrainte avant. Désormais, tous les pacemakers posés sont compatibles avec l’IRM. Simplement, ils doivent être réglés avant, et éventuellement après, par le rythmologue.
De plus, la compatibilité à l’IRM dépend des sondes qui vont au cœur. Ainsi, cela explique que lorsqu’on change un pacemaker en fin de batterie, il ne deviendra pas forcement compatible si les sondes ne l’étaient pas.
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